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L’association TCA DÉCLIC est régulièrement amenée à préciser le cadre de l’opération Février Sucres en Pause (FSP). Cette mise au point vise à éviter les confusions et à clarifier notre position, sans polémique ni amalgame.


1. Pourquoi précisons-nous que FSP « n’est pas destiné aux TCA » ?

Cette mention ne relève ni d’un jugement, ni d’une exclusion.
Elle s’inscrit dans une logique de prudence, comparable à celle adoptée dans d’autres campagnes nationales de santé publique.

Dans le “Défi de Janvier “ ou Dry January qui porte sur la substance à haut potentiel addictif, qu’est l’alcool, il est précisé que les personnes alcoolo-dépendantes ne doivent pas pratiquer le défi de janvier mais s’orienter vers un accompagnement spécifique, notamment lorsque un arrêt brutal de l’alcool pourrait comporter des risques médicaux. Ce n’est pas le cas de l’alcool.


2. Addictions : points communs… et différences majeures

Il existe des points communs réels entre différentes formes d’addiction :

  • activation des circuits de la récompense,
  • phénomènes de tolérance,
  • perte de contrôle,
  • rechutes,
  • rôle central des mécanismes neurobiologiques.

Cependant, toutes les addictions ne présentent pas les mêmes risques en cas d’arrêt.

👉 L’arrêt des sucres ajoutés n’expose pas à un risque vital aigu.
Il peut entraîner un inconfort transitoire (fatigue, irritabilité, sensation de manque), mais pas de complications médicales graves liées au sevrage, contrairement à certaines substances.

Assimiler systématiquement ces situations conduit à des comparaisons scientifiquement imprécises.


3. Restriction ou protection : une confusion fréquente

Dans le débat autour des troubles du comportement alimentaire, une confusion persiste entre :

  • restriction pathologique,
  • et mise à distance ciblée d’un produit à effet addictif.

👉 Refuser un produit identifié comme problématique n’est pas en soi un acte pathologique.
Dans certains contextes, cela relève d’une stratégie de protection physiologique, et non d’un contrôle cognitif ou moral de l’alimentation.

Réduire toute éviction à de la restriction revient à nier la dimension addictive de certains produits riches en sucres ajoutés, et à ignorer leur impact sur le cerveau et le microbiote.


4. Ce qu’est – et n’est pas – Février Sucres en Pause

FSP :

  • n’est pas un outil thérapeutique,
  • n’est pas un programme de restriction,
  • n’est pas destiné à remplacer un suivi spécialisé.

FSP est :

  • une expérience physiologique,
  • une démarche d’observation,
  • une réduction temporaire d’exposition à un produit addictif,
  • un support de compréhension des mécanismes corporels et présentation de nouveaux outils complémentaires de lutte contre l’addiction.

Si, à l’issue de Février sucres en pause, une difficulté persistante ou une possible addiction aux associations sucre–gras est identifiée, l’association TCA DÉCLIC peut orienter, à la demande, vers des soignants formés et aguerris, dans une logique de pratiques complémentaires à celles déjà en place.


5. Dire les choses clairement

Indiquer que FSP « n’est pas destiné aux TCA » ne signifie pas :

  • exclure,
  • culpabiliser,
  • ni minimiser la souffrance.

Cela signifie simplement :
👉 qu’un défi grand public ne peut pas répondre à toutes les situations cliniques,
👉 et que protéger la physiologie n’est pas synonyme de restriction pathologique.


Conclusion

L’association TCA DÉCLIC défend une approche :

  • physiologique,
  • non culpabilisante,
  • non idéologique,
  • complémentaire des prises en charge existantes.

Nous continuerons à rappeler que, dans de nombreux cas, ce n’est pas la personne qui pose problème, mais le produit et ses effets biologiques, et que toute démarche doit être adaptée au contexte individuel.

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