Il s’agit de cette prise en charge multidisciplinaire que nous avons évoqué dans l’onglet « ETP Education Thérapeutique du Patient »
Parler de son passé et de ses épreuves de vie est une bonne chose. Mais si l’on effectue de trop nombreuses thérapies, cela peut parfois aggraver la situation sans changer les comportements liés à la nourriture ou à l’alcool. On finit par tourner en rond et perdre confiance en soi et dans toutes les futures tentatives. Une fois l’addiction surmontée (lire les solutions physiologiques ci-dessous), le passé peut être rangé dans la case “souvenirs” et la gestion de la vie ne nécessitera plus de manger (des aliments nocifs) ou de boire (de l’alcool).
Les troubles du comportement, qu’ils soient alimentaires ou autres, peuvent avoir une composante psychologique révélant une pathologie latente, une fragilité héréditaire, un déficit neurochimique ou un déséquilibre du microbiote intestinal. Ou un mélange de tout cela!
Un cerveau déjà malade ne peut pas réagir normalement aux événements de la vie, même mineurs, ainsi même des émotions comme l’ennui ou la frustration peuvent déclencher des pulsions.
Bien sûr, il est important de parler de ses difficultés pour les « digérer » et continuer à vivre sa vie. Cela peut se faire avec un ami, un religieux ou un professionnel de santé. Trouver la bonne écoute est essentiel.
Toutes les personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire (TCA) n’ont pas nécessairement vécu de traumatismes, ce qui rend la maladie encore plus incompréhensible et culpabilisante pour elles. Cela peut entraîner une perte d’estime de soi et une grande tristesse, pouvant ressembler à terme, à une dépression.
De même, il est crucial de comprendre que toutes les personnes ayant vécu des épreuves ne deviennent pas boulimiques ou alcooliques. L’addiction est souvent liée à l’état de santé physique du cerveau et du microbiote. Une ou deux séances d’hypnose peuvent aider à s’assurer qu’aucun traumatisme n’a été refoulé et/ou à retrouver l’estime de soi, mais elles ne peuvent pas guérir une maladie physiologique à long terme.
Solutions psychologiques
- La psychologie positive tient une place à part. C’ est une branche de la psychologie qui se concentre sur l’étude des conditions et des processus qui contribuent à l’épanouissement et au fonctionnement optimal des individus, des groupes et des institutions. Cette discipline vise à comprendre et à promouvoir des aspects positifs de l’expérience humaine tels que le bien-être, le bonheur, l’optimisme, la résilience et la gratitude. Contrairement à la psychologie traditionnelle qui se concentre souvent sur les maladies mentales et les dysfonctionnements, la psychologie positive cherche à identifier ce qui rend les gens heureux et résilients, et comment ces qualités peuvent être développées chez tout un chacun.
- Chez une personne qui souffre de TCA depuis de plusieurs années, il est fréquent de constater une baisse de l’estime de soi, de manque d’amour pour soi, de négativité, tout cela étant lié le plus souvent à l’impuissance à sortir de l’engrenage malgré toute l’énergie, le temps et l’argent dépensé.
- Dressez la liste de ce que vous avez déjà tenté:
- Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC)
- Pleine conscience. Des exercices de respiration et de relaxation peuvent également être bénéfiques.
- Sophrologie, visualisation positive.
- Hypnose
- Gestion des Émotions: Il est utile de trouver des alternatives saines pour faire face au stress ou à l’ennui, comme l’exercice physique ou des activités créatives.
- EMDR
- EFT
- Kinésiologie
- Reiki
- …
Solutions Physiologiques
Il est important d’avoir lu l’onglet lu l’onglet “Causes” qui explique la nature des pulsions alimentaires.
Voici ce que l’on peut proposer en complément des thérapies psy citées ci dessous:
- Consultation avec un médecin et évaluation du microbiote intestinal
- Probiotiques et prébiotiques adaptés à chaque profil (ne jamais s’automédiquer)
- Activité physique adaptée, pour ses nombreux bienfaits universels sur le corps humain, son apport en endorphines, ces hormones du bonheur.
- Modification de l’alimentation, une fois que les pulsions alimentaires sont éradiquées.
- Pour cela, un médicament utilisé pour soigner l’addiction à l’alcool peut être prescrit si besoin. Un médecin expérimenté vous en parlera en consultation si votre cas le nécessite.
- Prenez contact avec nous pour avoir plus d’explications: irenelorient@gmail.com
Cette alimentation prend le nom de nutrition fonctionnelle. Elle s’inspire de l’alimentation méditerranéenne et de l’alimentation paléo. On peut toujours commencer à l’appliquer lorsqu’on se sent en capacité de le faire, même s’il y a des crises alimentaires entre les repas.
