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Une question m’a été posée récemment dans le groupe Facebook de l’association :
« Est-ce que le sucre qu’on retrouve dans tant d’aliments industriels peut être à l’origine de l’anxiété ? Est-ce que ça ne ferait pas du caramel avec nos émotions ? »

Cette image est très parlante… et en réalité, elle n’est pas si loin de la vérité.

Le sucre qui caramélise… dans notre corps

Quand on fait chauffer du sucre dans une casserole, il se transforme : il devient brun, collant, puis finit par durcir. C’est la caramélisation.

Dans notre corps, un processus assez similaire existe : on l’appelle la glycation.

  • Le sucre en excès dans le sang se fixe sur les protéines et les abîme.
  • Ces protéines « caramélisées » deviennent rigides et dysfonctionnelles.
  • Cela entraîne la formation de molécules inflammatoires (les produits de glycation avancée, ou AGE).

Ces AGE circulent partout : dans les tissus, dans le cerveau, et favorisent une inflammation chronique silencieuse. Or, inflammation et anxiété sont intimement liées.

Quand nos émotions se retrouvent engluées

La métaphore du caramel fonctionne très bien :

  • Une petite dose de sucre peut sembler douce et agréable.
  • Trop de sucre, trop souvent, c’est comme plonger nos émotions dans un caramel brûlant : ça colle, ça nous enferme, ça finit par brûler au lieu de réconforter.
  • Résultat : au lieu d’apaiser, le sucre finit par alimenter l’angoisse.

Le cercle vicieux du sucre et de l’anxiété

Le sucre agit aussi directement sur notre cerveau :

  1. Quand on en mange, il provoque un pic de dopamine, cette molécule du plaisir et de la récompense.
  2. La glycémie monte vite, puis redescend brutalement.
  3. Cette chute entraîne nervosité, irritabilité, parfois angoisse.
  4. Pour se soulager, on a envie de reprendre du sucre… et le cycle recommence.

C’est comme si on mettait un peu plus de sucre à chauffer dans la casserole à chaque fois : plus on en ajoute, plus ça colle, plus ça brûle.

Comment éviter de « caraméliser » nos émotions ?

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut casser ce cercle vicieux :

  • Privilégier la vraie douceur : les fruits entiers, le chocolat noir, les oléagineux, qui apportent énergie et micronutriments sans emballement de la glycémie.
  • Stabiliser les repas : associer fibres, protéines et bonnes graisses pour ralentir l’absorption du sucre.
  • Apaiser autrement : respirer profondément, bouger, s’ancrer dans le corps, nourrir le lien social… autant de moyens de calmer l’anxiété sans passer par le sucre.

Et si l’on se sent obligé de consommer ces produits industriels qui n’ont plus grand-chose d’un aliment, il est important de vérifier que l’on ne souffre pas d’un trouble du comportement alimentaire ou d’une addiction au sucre, ou au couple sucre+gras. Si c’est le cas, rappelons-le clairement : cette maladie se soigne.

En résumé

Oui, le sucre peut réellement « caraméliser » notre organisme et piéger nos émotions.
Un peu, c’est une douceur. Trop, c’est une brûlure qui colle, et qui alimente l’anxiété au lieu de la calmer.

Apprendre à reconnaître ce mécanisme, c’est déjà une première étape pour reprendre la main… et remettre nos émotions à feu doux plutôt que de les laisser caraméliser.

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