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On entend souvent parler de nourriture émotionnelle, comme si manger de façon compulsive était une réponse normale à nos états d’âme. Mais cette expression est trompeuse, voire dangereuse, lorsqu’elle est utilisée pour désigner un trouble du comportement alimentaire (TCA) tel que la boulimie ou l’hyperphagie.

Manger de façon boulimique n’est pas plus de la « nourriture émotionnelle » que l’alcoolisme n’est de la « boisson émotionnelle ». Ce sont des addictions. Et comme toute addiction, elles finissent par échapper totalement à la volonté ou au contexte émotionnel. On mange même s’il n’y a aucun souci particulier, comme l’alcoolique boit sans souci particulier, juste parce que son corps a « besoin » de sa dose! d’alcool ou de sucre. Parler a des thérapeutes pendant des mois ou des années ne règle pas la cause physiologique, la thérapie comportementale non plus. Tout au plus, on parviendra un certain temps, à tenir « la chose » en respect avec une énergie du désespoir, un sursaut. Qui cèdera à la prochaine épreuve de vie, simplement parce que la maladie à la base n’aura pas été soignée.

L’émotion peut être le déclencheur, mais pas la cause profonde

Bien sûr, dans de nombreux cas, tout commence par une émotion difficile : une tristesse, un sentiment de vide, une angoisse. Mais une fois que le mécanisme addictif est enclenché, c’est une véritable maladie physiologique qui s’installe. Il ne s’agit plus simplement d’un « mauvais réflexe » ou d’un « moyen de gérer ses émotions » : c’est un dérèglement profond, ancré dans le cerveau, le microbiote, et le système de récompense.

À ce stade, il n’est même plus nécessaire de vivre une émotion particulière pour se jeter sur la nourriture. La compulsion s’impose d’elle-même. Exactement comme chez un alcoolique, qui n’a pas besoin de vivre une crise pour ressentir l’envie irrépressible de boire.

Ce qui ne fonctionne plus : la régulation naturelle

Toutes les personnes sur cette planète ressentent des émotions. Mais elles ne se jettent pas toutes sur la nourriture ou sur l’alcool pour autant. Ce qui fait la différence ? Un cerveau et un microbiote capables de produire, en quantité suffisante, les neurotransmetteurs qui apaisent, qui régulent, qui permettent de faire face sans se dissocier, sans se détruire.

Dans les TCA, cette régulation est souvent défaillante. Le cerveau et l’intestin ne savent plus fabriquer correctement la sérotonine, la dopamine, ou le GABA – ces molécules indispensables à l’apaisement, à la motivation, à la gestion du stress. L’addiction , c’est un déficit au niveau des recepteurs à gabaB? Cela ne vous parle peut être pas encore, mais je peux vous expliquer cela. Ce déficit peut etre déterminé par un questionnaire, sans analyse.

C’est cette carence neurochimique qu’il faut soigner.

Sortir du mythe de la « faiblesse émotionnelle »

Réduire un TCA à une simple « nourriture émotionnelle », c’est culpabiliser davantage des personnes qui souffrent déjà et qui ont déja consulté plusieurs fois sans résultat durable et à qui l’on dit qu’il faut changer de thérapeute car elles n’ont visiblement pas encore trouve LE BON.

Ce n’est pas leur faute. Ce n’est pas un manque de volonté, ni un manque de maturité émotionnelle qui se réparerait en parlant. C’est une maladie qui a pris racine dans leur biologie, dans leur intestin. Et elle nécessite un soin adapté, qui combine écoute, nutrition spécifique, soutien thérapeutique (lisez bien la publication annonce et contactez Irène  si vous voulez en savoir plus sur cet état)… et parfois des traitements agissant directement sur la régulation neurochimique.

Il est temps de sortir des clichés. Et de reconnaître la réalité physiologique des TCA, pour enfin proposer des solutions qui soignent.

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